Voici un petit texte écrit pendant la phase délirante, je croyais pouvoir lutter seule.

 

L’aurore tarde parfois à venir lorsque le sommeil se dérobe. Les journées s’enchaînent, les minutes dévalent une pente vertigineuse, et les angoisses s’enroulent en un ruban de moëbius.

L’aurore tarde et puis lentement la clarté revient après milles combats menés contre la folie. Le discernement, ou ce qu’il en restera après la bataille, fera le soldat vainqueur.

Le discernement, la logique, le bon sens, demeurent les seules armes du petit soldat. Une armée muette entends ses cris, ses luttes, ses vanités et autres billevesées. De la plus noble à la plus crasse les pensées s’enchaînent dans un ballet ignoble et interrompu.

Le petit soldat s’accroche à sa pensée c’est sa seule nourriture, sa seule motivation. Sa pensée est sa condition, sa présence au monde, le garant de son existence.